ENVIRONNEMENT

PROTECTION DES LACS ET DES COURS D’EAU

BANDES RIVERAINES

Une bande riveraine est une bande de végétation naturelle et permanente qui borde les lacs et les cours d’eau et qui s’étend vers l’intérieur des terres à partir de la ligne des hautes eaux.

La profondeur de la rive à protéger, dans le cas des cours d’eau à débit régulier et des cours d’eau intermittents réglementés, se mesure horizontalement.

La rive a un minimum de dix (10) mètres :

  • lorsque la pente est inférieure à 30 %;
  • ou lorsque la pente est supérieure à 30 % et présente un talus de moins de cinq (5) mètres de hauteur.

La rive a un minimum de quinze (15) mètres :

  • lorsque la pente est continue et supérieure à 30 %;
  • ou lorsque la pente est supérieure à 30 % et présente un talus de plus de cinq (5) mètres de hauteur.

La profondeur de la rive à protéger, dans le cas d’un milieu humide non adjacent à un lac ou à un cours d’eau, qu’on appelle aussi un milieu humide fermé, a un minimum de dix (10) mètres de profondeur, calculée à partir de la ligne des hautes eaux.

Sur une rive d’un lac ou d’un cours d’eau sont interdits toutes les constructions, tous les ouvrages ou tous les travaux, à l’exception de ceux qui sont spécifiquement autorisés.

LARGEUR DE LA RIVE

Source : MDDELCC

Les travaux d’aménagement ou d’entretien visant le contrôle de la végétation à l’intérieur des trois (3) strates de la végétation (herbacée, arbustes et arbres), tel la tonte de gazon et le débroussaillage ne sont pas autorisés.

Article

Informations supplémentaires concernant les bandes riveraines

Les mesures suivantes sont fortement recommandées :
⦁ Utiliser des savons et produits biodégradables et sans phosphate.
⦁ S’assurer que l’installation septique en place fonctionne correctement.
⦁ Faire vidanger votre installation septique aux 2 ans pour les résidents permanents et aux 4 ans pour les résidents saisonniers.
⦁ Ne pas modifier l’écoulement naturel des cours d’eau.
⦁ Éviter d’introduire des plantes exotiques envahissantes.
⦁ Éviter l’emplacement d’un rond de feu près du cours d’eau. Les cendres sont un apport élevé en phosphate.

Joignez-vous à l’association ou au regroupement visant la protection de votre lac.

CONSTRUCTION, OUVRAGE, TRAVAUX DE REMBLAI, MILIEU HUMIDE

12.8.2 Constructions, ouvrages, travaux de déblai ou remblai dans un milieu humide

Losqu’un milieu humide est adjacent à un lac ou à un cours d’eau, celui-ci fait partie intégrante du littoral. Les dispositions des sections 12.4 et 12.5 s’appliquent au milieu humide (littoral) et sur les rives bordant ce milieu humide.

Un milieu humide non adjacent à un lac ou un cours d’eau, qu’on appelle aussi un milieu humide fermé, doit comprendre une bande de protection de 10 mètres de profondeur, calculée à partir de la ligne des hautes eaux.

Dans le cas où l’intervention est assujettie à la Loi sur la qualité de l’environnement (L.R.Q., c.9-2), les travaux visant une construction, un ouvrage, des travaux de déblai, de remblai, de dragage ou d’extraction dans un milieu humide fermé incluant sa bande de protection, doivent être autorisés par le ministère de Développement durable, de l’Environnement et des Parcs avant que la municipalité puisse émettre le permis ou le certificat d’autorisation relatif à ces travaux en vertu de la règlementation locale.

Dans le cas où l’intervention n’est pas assujettie à la loi sur la qualité de l’environnement, seul l’aménagement sur pieux ou sur pilotis d’un pont ou d,une passerelle, à réaliser sans remblai, à des fins récréatives, de lieu d’observation de la nature ou d’accès privé peut être autorisé en vertu de l’application d’un règlement d’urbanisme.

Dans la bande de protection entourant le milieu humide, seuls les travaux ou ouvrage suivants sont autorisés;

l’abattage d’arbres ne prévalant pas plus du tiers des tiges de 15cm et plus de diamètre par période de dix (10) ans, à la condition qu’aucune machinerie n’y circule;

la coupe d’arbres requis pour permettre l’accès au pont, à la passerelle, ou à l’accès privé.

LISTE DES PLANTES INDIGÈNES ET RIVERAINES AUTORISÉES POUR LA REVÉGÉTALISATION DE LA RIVE (ARBRES)
PESTICIDES

L’utilisation des pesticides et des fertilisants.

Voir le règlement

LAVAGE DES BATEAUX

Le lavage des embarcations et accessoires est obligatoire avant chaque mise à l’eau sur l’un des plans d’eau de la municipalité de La Minerve.

Voir le règlement 687

Poste de lavage :
Garage municipal
75, chemin de La Minerve
La Minerve QC J0T 1S0
Tél: 819 681-3380, poste 5534

Plantes exotiques envahissantes
Myriophylle à épi

La semaine verte nous propose un reportage très intéressant concernant le myriophylle à épi présent sur notre territoire.

« Dans les aquariums, le myriophylle à épis peut servir de végétation décorative. Mais lorsqu’il se retrouve dans nos cours d’eau, ralentir sa propagation relève de l’exploit! Cette plante exotique étouffe nos lacs et nos rivières dans lesquels elle prolifère, et elle le fait à la vitesse grand V. On la retrouve même en milieu naturel protégé »

 

 

 

 

Myriophylle_site Internet

PROPAGEZ LE MESSAGE, PAS LES PLANTES!
Il est important de prévenir la propagation du myriophylle à épi d’un plan d’eau à l’autre.

Rappelons que le myriophylle à épi se propage par fragmentation ; une seule bouture accrochée à votre embarcation ou votre remorque peut provoquer une infestation!

Ainsi, n’oubliez pas d’inspecter et de nettoyer les éléments suivants :

● Amarre;
● Ancre;
● Vivier;
● Cale;
● Moteur;
● Essieu;
● Coque;
● Remorque;
● Cordage et accessoires de pêche (filet, épuisette);
● Treuil à ligne lestée;
● Pagaie ou rame;
● Bouée/flotteur;
● Etc.

La municipalité réglemente cette pratique et met à votre disposition un service de nettoyage. N’oubliez pas de passer par la station de nettoyage avant d’accéder aux plans d’eau.

Notez que les algues qui tracent d’une couleur verte la ligne de flottaison de votre coque ne représentent pas une menace pour les lacs,

Cette simple mesure préventive vous permettra de profiter des plans d’eau pour plusieurs années à venir!

Pour plus d’information, rendez-vous sur le site du CRE Laurentides : https://crelaurentides.org/82-actualites/502-guidemyrio

L’équipe du Soutien technique des lacs

Lire un pdf pour en apprendre plus sur la myriophylle →

 

Berce du Caucase

La berce du Caucase est une plante exotique envahissante et toxique. Elle présente un risque pour la santé et pour l’environnement.

Chez l’humain, le contact avec la sève de la berce du Caucase, combiné avec l’exposition à la lumière (rayons ultraviolets naturels ou artificiels), cause des lésions à la peau. Ces lésions sont semblables à des brûlures. Par ailleurs, quand cette plante croît dans un milieu, elle s’étend rapidement et nuit à la croissance des autres plantes qui y poussent déjà.

 

 

 

Toute personne qui a de la berce du Caucase sur son terrain doit en avertir la Municipalité et la retirer adéquatement.

Reconnaître la Berce du Caucase

  • La plante peut mesurer de 2 à 2,5 mètres de hauteur. Ses feuilles peuvent atteindre 1,5 mètre de largeur et 3 mètres de longueur.
  • Les fleurs sont blanches, elles poussent sur une même tige, en formant des ensembles de fleurs arrondies, nommés ombelles. Chaque ombelle mesure de 25 à 50 centimètres de diamètre.
  • La tige est très robuste et creuse. Elle fait de 4 à 10 centimètres de diamètre. Elle est recouverte de poils blancs rudes, éparpillés sur toute la tige, mais surtout présents à la base de la tige des feuilles. La tige présente de nombreuses taches de couleur rouge framboise à violet, étendues et bien définies.
  • Les feuilles se divisent en 1 à 3 feuilles plus petites, profondément coupées et pointues.

Manipulation de la plante

  • Si vous devez manipuler la berce du Caucase, protégez-vous adéquatement :
  • Couvrez toutes les parties de votre corps avec des vêtements non absorbants (matériaux synthétiques et imperméables) : pantalon, chandail à manches longues, gants en caoutchouc recouvrant le poignet et l’avant-bras.
  • Portez une attention particulière aux extrémités de vos vêtements : protégez bien vos poignets, vos chevilles et votre cou.
  • Protégez-vous les yeux et le visage avec une visière.

Lutte contre la berce du Caucase

Plantes poussant de façon isolée ou recouvrant une petite surface de terrain

  • Vous pouvez couper la racine des jeunes plantes avec une pelle ronde bien affutée. Commencez dès le début du printemps et répétez l’action toutes les 2 semaines, afin d’épuiser les plantes.
  • Répétez les coupes chaque année, pendant plusieurs années, afin d’éliminer totalement les plantes.
  • Utilisez un appareil qui tourne et qui mélange la terre, comme un rotoculteur, pour éliminer les petits plants en forte densité.
  • Vous pouvez recouvrir le secteur avec une toile géotextile après avoir éliminé les plantes lorsque la colonie n’est pas trop importante et que le terrain ne présente pas trop de contraintes, afin de limiter les repousses.

Plantes adultes ou recouvrant de grandes surfaces de terrain

  • Faites une coupe à environ 15 cm du sol.
  • Répétez au moins de 2 à 3 fois au cours du printemps.
  • Coupez la racine à une profondeur d’environ 20 cm sous la surface du sol. Utilisez une pelle ronde bien affutée.
  • Travaillez le sol, par exemple en le labourant à une profondeur d’environ 24 cm. Cela limitera la repousse des plantes.
  • Faites sécher les plants coupés.
  • Si les plantes portent des graines, évitez de les disperser.

 

Par contre il ne faut pas confondre la berce du Caucase avec la berce laineuse

La berce laineuse, aussi appelée grande berce, ressemble beaucoup à la berce du Caucase. Cependant, la berce laineuse n’est pas envahissante. Elle ne pose pas de risque pour l’environnement.

Pour plus d’information, veuillez vous référer au site Internet du gouvernement du Québec :

https://www.quebec.ca/habitation-et-logement/milieu-de-vie-sain/reconnaitre-et-eliminer-la-berce-du-caucase

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